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Etiquetage des denrées alimentaires

thematiques 30 mars 2013

Savoir décrypter les étiquettes pour consommer mieux

Les informations données sur les emballages des produits alimentaires sont tellement nombreuses que le consommateur se laisse souvent guider par les seules informations de marketing apposées volontairement par le fabricant. Pourtant, un certain nombre d’informations règlementaires peuvent permettre au consommateur d’identifier, de comparer, de choisir en connaissance de cause.

A rechercher en premier, si vous voulez savoir ce que contient réellement le produit : la liste des ingrédients. Elle est obligatoire, précédée de la mention ingrédients.

On doit y indiquer la totalité des ingrédients utilisés, même à dose infime tels que les additifs. C’est une question de sécurité sanitaire, certains ingrédients pouvant être allergisants. Il est important qu’ils soient indiqués aux consommateurs allergiques à ces composés.
Ces ingrédients sont cités dans l’ordre décroissant de leur importance pondérale. Regardez donc les ingrédients qui apparaissent dans les premiers de la liste. Si le sucre arrive en premier, le produit est très sucré. Si ce sont les matières grasses, le produit est très gras.

De plus, pour tout ingrédient de la recette qui est mis en avant volontairement, ou qui est un ingrédient caractéristique du produit, le fabricant doit indiquer la quantité minimale de cet élément dans le produit.
Cela permet de vérifier la justesse de certaines allégations mises en avant sur l’emballage. Par exemple : « yaourt plein de bons fruits » ingrédients principaux : yaourt, poire 11%, sucre 9,4%, sirop de glucose et fructose 2,3% … la proportion de sucre est en fait plus importante que la proportion de fruits qui reste peu importante dans le produit. Vous allez donc consommer une proportion minime de fruits.

A rechercher également si vous voulez comparer des produits entre eux, par exemple, voir si la quantité de matière grasse est plus ou moins importante : l’étiquetage nutritionnel.

Ce sont les tableaux de chiffres que l’on voit de plus en plus souvent sur les emballages de produits alimentaires. Ils nous informent sur le contenu nutritionnel des aliments : au minimum protéines, matières grasses (lipides), glucides (sucres lents et sucre), sel, et dans certains cas vitamines, minéraux… La nature des informations est définie par la règlementation européenne.
Il n’est pas obligatoire en Europe, sauf quand le fabricant mentionne sur l’emballage ou dans une publicité les qualités nutritionnelles de son aliment, par exemple s’il indique qu’un produit est « riche en calcium ».
Cependant les fabricants commencent à le mettre de plus en plus souvent sur les produits à titre volontaire.

Comment lire l’étiquetage nutritionnel ?
La présentation en est complexe et souvent difficile. Deux types de tableaux existent : la présentation de base et la présentation détaillée où les glucides en particulier sont détaillés en sucre complexe (amidon) et sucres.
L’indication de la valeur énergétique (les calories) n’apporte pas grand-chose. Par exemple, 100 g de sucre et 100 g de pain complet ont la même valeur énergétique, donc apportent la même quantité de calories mais avec des intérêts nutritionnels diamétralement opposés.

Trois « trucs » pour extraire de cette accumulation de chiffres, les informations vraiment utiles :

1 – lire avant tout les matières grasses, le sucre et le sel
Pour rappel, les repères nutritionnels journaliers (RNJ) pour une femme adulte sont : 2000 Kcal, 70 grammes de lipides (pas plus de 1/3 de saturés), 90 grammes de sucre (1 morceau = 5 g), 6 grammes de sel.
Les matières grasses figurent obligatoirement dans tous les étiquetages nutritionnels mais souvent sous le nom de lipides. Quand il y a plus de 10 % de matières grasses dans un produit, il est considéré comme gras.
Le sucre : il n’est pas obligatoire dans l’étiquetage nutritionnel de base mais apparait dans l’étiquetage complet.
Ex : il apparait sur les céréales du petit déjeuner pour enfants, qui pour la plupart contiennent au moins 33 % de sucres simples soit au moins 1/3 de sucre !
Le sel apparait en général sous le nom de sodium.

Quand aux vitamines et minéraux, une alimentation variée en apporte suffisamment. La plupart des vitamines ajoutées sont inutiles et ne servent qu’à des fins de marketing.

2 – ne lire que la colonne pour 100 g.
Elle donne les teneurs en matières grasses, protéines, glucides, etc… pour 100 g de produit, donc un pourcentage facilement traduisible en proportion.
Ex : dans le tableau étiquetage nutritionnel d’une barre chocolatée pour enfant, vous lisez lipide 33 g (pour 100g), cela signifie que le produit est constitué à 33 % de matières grasses, soit un tiers de gras.

3 – arrondissez les chiffres (oubliez la virgule)

Les limites de l’étiquetage nutritionnel

Il n’est pas obligatoire, ce qui limite les produits que le consommateur peut comparer entre eux.
Le vocabulaire en est compliqué. Une proportion minime des informations est nécessaire.
Il est exprimé en pourcentage, donc quelque soit la taille de la portion, l’analyse reste la même.

Les étiquetages nutritionnels simplifiés
De nouveaux étiquetages sont apparus plus facilement compréhensibles malheureusement très variés, ce qui ne facilite toujours pas la comparaison.
Ils abandonnent l’information par rapport aux 100 g. les chiffres expriment ce qu’une portion du produit apporte par rapport à la quantité recommandée pour la journée.
Ex : pour un verre de 25 cl de soda : l’étiquetage sucre indique que ce verre apporte déjà 29 % de la quantité de sucre maximale préconisée pour une journée. Ils font apparaitre de façon plus explicite sucre, lipides, sel.

Cette information permet aux consommateurs de gérer les quantités consommées. Il ne s’agit pas de se priver d’un produit qui nous fait plaisir, mais de gérer les quantités et la fréquence de consommation.

L’UFC-Que Choisir réclame, au niveau européen, la généralisation d’un étiquetage nutritionnel simplifié et normalisé.

D’autres informations règlementées apparaissent sur les emballages ce sont les fonctionnelles et allégations de santé, par exemple : « le calcium du fromage améliore la densité osseuse ».

Il existe 222 allégations de santé autorisées au niveau européen, ce qui a pour objet de réduire les allégations trompeuses. Les allégations thérapeutiques, par exemple : « le calcium de X guérit de l’ostéoporose », sont interdites.

Généralement ce que disent ces allégations est vrai, mais pour une toute petite partie du produit. Ce qu’elles oublient souvent de dire, c’est que d’autres composés du produit sont moins bons voire néfastes pour notre santé.
Exemple : « le calcium est bon pour la santé de nos os », mais s’il se trouve dans une barre chocolatée ou un gâteau, son intérêt est minime par rapport aux problèmes liés à la surconsommation de sucres ou de matières grasses présentes en grande quantité dans ce produit.
Autre exemple : « seulement X % de matière grasse », vérifiez dans ce cas la teneur en sucre.

Les députés européens ont voté une règlementation applicable dans tous les pays de l’Union, qui réservera progressivement ce type d’argument nutritionnel et de santé aux seuls aliments ayant un faible taux de sucre et de matières grasses. Cette règle n’est pas encore obligatoire. C’est également une demande de l’UFC-Que Choisir.

Evelyne Gaubert, administratrice

 

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