Thématiques Traitement des litiges

L’offre était une belle escroquerie !

Abusée par une prétendue offre de reprise de garantie sur ses panneaux photovoltaïques Micheline Cottereau vient d’obtenir gain de cause en justice avec l’aide de l’association UFC Que choisir.

Démarchée par téléphone en avril 2014 Micheline Cottereau avait reçu un commercial de First Génération franchise Tececo soi-disant envoyé par le liquidateur de la société Ouest Alliance qui lui avait installé des panneaux photovoltaïques. Flouée, elle témoigne de son expérience et explique comment grâce à l’intervention de l’association UFC Que choisir et un recours en justice les crédits qu’elle avait signés sans le savoir ont pu être annulés.

« Au cours de sa visite il m’a parlé d’une reprise de garantie sur mes panneaux photovoltaïques et la pose d’un boitier censé améliorer leur production. Ensuite il a insisté pour poser de la laine de roche pour mieux isoler ma maison en me faisant  croire que c’était inclus dans leur « reprise de garantie ». Je ne me suis pas méfiée, il avait l’air honnête. J’ai signé plusieurs documents mais il ne m’a laissé aucun double, j’ai compris plus tard que j’avais signé une offre de crédit de 10 000 €».

Le boîtier jamais branché

Un mois et demi plus tard le même commercial revient à la charge pour lui proposer un crédit à taux plus intéressant avec une autre banque. Confiante Micheline signe de nouveau, en réalité il s’agit d’une nouvelle offre de crédit pour des travaux de nettoyage de toiture d’un montant  de 10 000 €. Aucun des travaux ne sera effectué, le fameux boitier n’est d’aucune utilité il n’a jamais été branché.

En février 2015 Micheline Cottereau connait de graves difficultés financières, son fils Bruno décide de prendre les choses en main : « Cela ne pouvait pas durer, j’étais convaincu que l’on avait abusé de sa faiblesse et je me suis adressé à l’antenne UFC Que choisir de Mamers. Très vite les bénévoles ont décelé de nombreuses  irrégularités et nous ont conseillé  de porter plainte en gendarmerie puis d’aller en justice avec le soutien d’un avocat en convention avec l’association ».

Les deux contrats de vente annulés

Il faudra plus d’un an pour que l’affaire soit jugée en procédure civile et au pénal avant d’obtenir gain de cause. Les deux contrats de vente ont été annulés ce qui a entraîné la nullité des crédits affectés avec faute des organismes de crédit tandis qu’au pénal les deux commerciaux ont été condamnés. «  J’ai très mal vécu cette période c’est angoissant d’aller en justice » confie Micheline. « Les conséquences financières ont été lourdes, j’ai été fichée à la Banque de France et j’ai dû avancer les frais d’avocat. Heureusement Maître Orsini m’a dit très vite que j’avais de grandes chances de gagner même si toute procédure est aléatoire mais cela m’a paru très long. Je viens tout juste d’apprendre que le dernier jugement du tribunal d’instance d’Alençon m’a été favorable en première instance, je vais enfin pouvoir respirer s’il n’y a pas appel ».

Depuis Micheline a tiré les leçons de sa mésaventure, elle se méfie du démarchage téléphonique et refuse les rendez-vous, elle a aussi contracté une protection juridique. « Si je devais aujourd’hui entreprendre des travaux je m’adresserai à des entreprises locales et à ma banque si j’avais besoin d’un crédit. Quant à l’association UFC Que choisir je la recommande autour de moi car ils ont vraiment fait un travail formidable, sans eux je ne sais pas comment je me serai tirée de ce mauvais pas ».

A lire aussi : lutte contre le démarchage abusif : des résultats à l’amiable mais aussi en justice

Monique Duclos, consultante antenne de Mamers

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